C’était ma plus grande addiction. Elle m’a offert, pour une nuit, d’être témoin de ce que je mériterais de vivre. Putain, ce dont je rêvais depuis des années. Une ébullition naturelle et suffisante pour que je laisse tomber tout le reste. Je crois que je me sentais bien. J’ai entrevu ce bonheur tant simple qu’idéalisé. Mais comme toutes les drogues, elle éloigne la réalité et mime ce qu’on voudrait qu’elle soit. La redescente n’a jamais été aussi éprouvante. Retour à la vie de merde que je finissais par accepter, mais qui n’est plus envisageable aujourd’hui. Car en plus de ça, quand je ferme les yeux, je ne sais plus quoi espérer, et seul le noir s’imprime.
Et puis y’a ces trucs. L’histoire des magiciens et des petits hommes, de l’humanité sauvée par C.D. ainsi que des défenseurs de la vraie musique. Croire en un rêve, penser être capable et digne de grandeur - s’imaginer réaliser un casting, discuter travelling avec un technicien, donner les dernières instructions avant le clap. Ou bien la symbolique d’une belle femme qui manie un couteau papillon. Je pensais qu’ils étaient miens, mais ils s’évanouissent en me laissant vide. Et ces nouvelles vérités, qui loin de me remplir de haine ou de jalousie, m’inquiètent et me rendent triste. Elles m’ont arraché beaucoup. Et il y a aussi cette grosse croix rouge, sur ma vie qui suinte l’échec.
Inacceptable. Je le sens mal. Vraiment.
un bisou kiddo.
RépondreSupprimer