Vapeurs d’alcool, fumerolles de résine et de goudron, blancheur des cicatrices. Pour caractériser ce à quoi j’aspire. Rien de mieux qu’une gorgée, une taffe, et un brin d’autodestructive haine. Assez d’apitoiement, il est temps. Temps de plonger, et d’un pont plutôt haut. Quelques dizaines de mètres suffiraient… La première fois, on doit expérimenter une peur similaire, avec ou sans élastique. Elle est seulement plus ou moins définitive.
Je veux finir dénervé, amorphe, incapable de ressenti. Je veux voir leur peau se calciner doucement, sentir l’odeur putride de chair brulée, admirer les flammes danser sur les corps et les consumer. Je veux les recouvrir de substance inflammable, et jeter moi-même l’allumette. Me perdre dans l’intensité lumineuse du feu, celle sonore de leurs cris, et… Et, juste avoir envie de me marrer. Ouais. Ça pourrait me soulager un temps.
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