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22 septembre 2010

Artificial

Un seul essai, limité et limitant : étreinte de l’entrave établie, et adieu au changement. Je vois tant d’êtres sclérosés que je me demande si je n’entrevois l’avenir dans l’immobilité encéphalique. L’apprivoisé rassurant enferme mais ne laisse sidéré. Pâtit d’une expérimentation pauvre et quoique, point discutable, néanmoins épargne le plus souvent.

Il est certes peu réconfortant de savoir cela lorsque de longues journées rassemblent une haine explosive, qui tend à s’éteindre avec la progression de l’épuisement. Et quand pour de plus amples et disparates contradictions, des oscillations entre marques d’espoir factices et mal-être bien réel l’accompagnent.

Heureusement, l’Ailleurs accueille ceux-là. L’union de leurs distinctes perceptions constitue l’unique et multiple Ailleurs. Je suppose qu’on s’y retrouve virtuellement. Tout est virtuel, pour ceux qui voyagent dans l’Ailleurs. Si l’on est si fier qu’il nous appartienne, c’est qu’alors pour les dépourvus tout devient possible, le temps de faire nager son âme dans l’Ailleurs.


14 septembre 2010

Inner circle

Une sélection de quelques mots irréfléchis, afin de ne rien laisser filtrer. Attendre de ne plus avoir le choix - il est alors beaucoup plus évident de prendre sur soi, de patienter seulement. Veiller la solitude pour pouvoir perfectionner son masque, et se vider des implications liées au mal-être que celui-ci entraine.

Mes phases constituent un cycle dont je suis incapable de m’extirper. Uniquement de le renforcer de ce que je considère comme mes mineurs agissements. Pour un décalage encore plus saisissant. Fautif mais pas vraiment aidé, j’ai sûrement juste conscience qu’aucun de nous ne mérite de vivre et du mal à faire avec.

Et, lassé d’une bipolarité ambiante, c’est sans but et dénué de tout espoir que j’arpente au mieux mon quotidien. Je l’agrémente de falsifications du réel, de petites vies que j’aurais voulu mener, de moments de gloire factices. Regardez-les, ceux qui s’accrochent à mes belles illusions et aux relents de fausseté.

Ils en chient autant, je le vois bien. Leur lutte m’abandonne, inconscients.

Faut tâcher à pas me prendre pour un con, non plus.


9 septembre 2010

Fake

Ça m’est inhérent et incompréhensible mais je ne fais que traverser. A toucher du vide, sans incidence aucune sur les destinés. Pas sur la mienne, non plus celles des autres. Moi et mes dialogues, tout est intérieur. Je sais que j’ai des idées à défendre, simplement rien croisé de concret. Je ne sais vivre que le faux. Pas étonnant quand tout ce qui reste c’est l’imagination. Bien sûr ces derniers jours m’ont distrait, mais ça n’a jamais changé grand-chose. Et toujours cette sensation de faiblesse qui s’en va au bout de quelques heures, pour pouvoir revenir plus intensément quand j’ai besoin d’un cœur calme. Cet inconnu que je perçois m’entrainer.


7 septembre 2010

I'm mad

Et si je laissais de côté ma philosophie nihiliste et mes derniers périls pour quelques lignes. Si je faisais place à une épreuve d’optimisme. Avant que tout ne s’arrête. 

J’ai senti quelque chose ce soir, ineffable mais définitivement intérieur. Les déclencheurs me sont apparus avec tant de clarté. Un morceau de métal, ce nouveau greffon qui puise la justification de son existence dans ce que j’expérimente de la vie, et créateur d’amour-propre. Et puis surtout, m’être proclamé maître des lieux. Du lieu, dans l’obscurité de l’après-minuit, le regard sur toutes ces lignes nocturnes. Respirations de résine dédiées symboliquement au moment présent, au rythme d’Air. Du haut de ma fenêtre, pour ne pas me retourner trop vite vers ce qu’ils appellent la vraie vie. Toujours ça d’amputé à leur réalité.