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27 juillet 2010

Lula


Je voudrais moi aussi tailler au couteau des sourires sur les joues des princesses.

Putain, ça sert à rien putain. La futilité de ces actes et de ces non-dits imprègne tout ce que j’effleure de parfums risibles. Stagnant dans les bas-fonds moraux, sans rien à quoi m’accrocher. Rien à portée de main. Rien qu’un leurre de lumière qu’entretient l’illusionniste espoir. Rien qu’un putain de mirage, qui prend plaisir à s’évanouir dès que je vais enfin l’atteindre. Je voulais choisir la vie, optimiste et plein de bonnes intentions. Je regretterais presque d’avoir tout foiré entre-temps. Le regard blasé n’était peut-être pas le meilleur artifice pour camoufler ce que je suis. Peut-être que je n’ai pas toujours su être crédible. Cela m’indiffère.

Lula elle est partie.
(J’arrête les références à Saez.)

24 juillet 2010

Crave


« La vie n’a comme limites que celles que l’on imagine. » H.

Fut un temps j’aurais pu n’en avoir aucune. Quoiqu’il en soit je perçois distinctement mes entraves aujourd’hui. Ligatures essentiellement constituées d’addictions, j’oscille de plaisir consommable à insidieuse dépendance. Dans une société qui galvanise l’excès dans chacune de ses incarnations, nous faisons tous l’expérience d’assuétude. 

J’en ai décrié la principale inspiration. Et me voilà terrassé, pliant sous le poids de la mémoire. Victime d’une crise de manque. J’assume ce que je ressens, mais ne trouve aucun soulagement dans ce courage pusillanime. Leurré par les affres d’une éventuelle libération, j’ai prétendu détenir de la confiance en moi-même. Quelle erreur, putain. 

Maintenant, je me dis que j’aurais du atermoyer. Maintenant, je me dis que la psychose serait moins dure à accepter. Je ne pourrais plus alors me fier à la démarcation du réel. Mais non, même quand je vois Londres. Oui, je vois Londres. Elle me manque. J’aimerais visiter Londres.

21 juillet 2010

Psychosis


Est-ce que tu vois le printemps ?
Celui qui consume nos mal-êtres de ses lueurs salvatrices.
Dis-moi, est-ce que tu l'entends?
La réconciliation des êtres qui se noient dans la matrice.

4h11. Pas encore 48, c'est déjà ça. *
Point de supplication, une requête. Que l'on me rende mes nuits noires! Indigne de recevoir la visite de Morphée, le rythme m'a perdu. Seul état de conscience, entre l'éveil et la veille : yeux hagards. Les pensées passent uniment, tournent à une allure régulière, sans qu'aucune jamais ne s'illumine.

Cécité de l'esprit.
Je n'ai plus d'empreintes.
Je suis un anachronisme.
Je m'évanouirai ébloui puis englouti par l'immensité du temps.
Je serai vomi par un trou noir à l'autre bout de l'univers.

Tu ne m'auras pas oublié : je n'aurais simplement jamais existé.

A propos :

14 juillet 2010

Repercussion


Peut-être qu'avec le temps je réaliserais qu'il n'est pas primordial d'assouvir sa soif de culture, mais d'en encourager le partage.

Peut-être serais-je toujours là, accompagné par la solitude, que toutes ces connaissances n'étancheront plus. Abandonné par mes héros et lassé de mes petites utopies. Laissé empli de vide. De presque rien. Juste le point final, ce dernier souffle qui laissera échapper mon âme. Vapeur bien symbolique, l'essence de l'existant - l'image - demeure ce que je trouve de plus beau.

J'ai préféré suicider la mienne. C'était bien trop lourd à porter, et douloureux. Partout de la souffrance à emporter. Ce corps, dépourvu de ce qui justifierait son existence, est incapable d'arrêter son jugement sur une fin.

État d'errance propre à l'insensé, l'inconcevable.
Échec d'une vie humaine.
Noyade, suffocation, écartèlement et implosion de l'être qui vainement s'est débattu.
Dans l'insanité, l'horreur du beau, l'ivresse de l'abus, la jouissance de l'oubli.
La solitude surtout.