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24 juillet 2010

Crave


« La vie n’a comme limites que celles que l’on imagine. » H.

Fut un temps j’aurais pu n’en avoir aucune. Quoiqu’il en soit je perçois distinctement mes entraves aujourd’hui. Ligatures essentiellement constituées d’addictions, j’oscille de plaisir consommable à insidieuse dépendance. Dans une société qui galvanise l’excès dans chacune de ses incarnations, nous faisons tous l’expérience d’assuétude. 

J’en ai décrié la principale inspiration. Et me voilà terrassé, pliant sous le poids de la mémoire. Victime d’une crise de manque. J’assume ce que je ressens, mais ne trouve aucun soulagement dans ce courage pusillanime. Leurré par les affres d’une éventuelle libération, j’ai prétendu détenir de la confiance en moi-même. Quelle erreur, putain. 

Maintenant, je me dis que j’aurais du atermoyer. Maintenant, je me dis que la psychose serait moins dure à accepter. Je ne pourrais plus alors me fier à la démarcation du réel. Mais non, même quand je vois Londres. Oui, je vois Londres. Elle me manque. J’aimerais visiter Londres.

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