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1 mai 2011

Journey

J'ai laissé fermenter les mots en attendant que le temps me ramène ici. L'esprit bercé par le silence, bénéficiant d'une éclipse immatérielle, j'ai profité d'un répit agréable. Mais me revoilà.

« Mais il va encore nous gonfler avec ses angoisses métaphysiques et ses phrases qui veulent rien dire ! »

C'est à-peu-près ça. Et les classiques répondent présent : à ma gauche, la Fuite. A ma droite, l’Échec. Rébarbatifs mais toujours aussi prééminents, le cercle vicieux de la cause qui joue à la conséquence, etc. Le passé risible, l'avenir déprimant. Celle qui me fait des blagues. Le vide. J'ai déjà étalé tout ça.

Alors... Qu'est-ce que je fous ici, hein ? Toujours la même chose, une exhibition plaintive de ce qui entrave ma propre philosophie. Sur le moment, ça fait toujours du bien. Pourtant, la motivation de revenir puisait peut-être ses sources ailleurs.

Sûrement avais-je envie d'exprimer le changement, celui-là même qui m'a récemment empli d'un courage nouveau. Celui-là même qui a apaisé les affres du tourment, qui m'a poussé à agir, qui m'encourage à partir. Loin d'eux, loin d'elle. Celui-là même qui me donne l'impression d'avoir une paire de couilles grandissante.

Et si ça pouvait s'improviser, une vie, ailleurs ?

Je me suis trouvé un rêve.